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Partage d'expérience à propos du diplôme fédéral de Naturopathe

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Dans notre sondage du mois d'avril 2019, les thérapeutes Suisses ont parlés: Le diplôme fédéral, c’est non! Une grande majorité des répondants s'est montrée défavorable aux nouvelles dispositions en vigueur.

Comment expliquer cette défiance face au diplôme? Dans les commentaires libres comme dans d’autres discussions que nous avons eues avec eux, deux raisons ressortent clairement: la quantité de travail nécessaire pour passer l’examen et les critères pas forcément très clairs de validation des acquis. Plus largement, la question future de la relation entre le diplôme fédéral et les fondations de types « ASCA » ou « RME » reste entière.

Et vous? Quelle est votre expérience? Parlons-en.

La rédaction du Journal des Thérapeutes - Le média suisse indépendant destiné aux professionnels des thérapies naturelles et des médecines alternatives dans toute la Suisse.

Bonjour,
Suite à votre newsletter, je vous envoi mon avis sur le diplôme fédéral.
Je suis tout d’abord très étonné, en bien, de savoir qu’apparement un grand nombre de thérapeute mettent les pieds au mur face à ce diplôme.
Pour ma part de formation tout d’abord de masseur et ensuite d’acupuncteur, je me retrouve dans la situation ou je ne peux pas faire la passerelle pour l’examen en MTC, due au manque d’année d’expérience professionnelle, et donc, d’après ce que j’ai compris (car effectivement rien n’est très clair) je devrais refaire des formations ainsi qu’un stage de 6 mois, pour pouvoir me présenter, ce qui représente un énorme investissement de temps et d'argent. Ce
que je trouve totalement inacceptable après avoir consacré déjà beaucoup de temps et d’investissement financier pour répondre aux exigences déjà en vigueur auprès de l’ASCA, le RME et les assureurs. De plus quand on est déjà établi en cabinet, qu’on a une famille a entretenir, comment prendre tout ce temps pour la formation et les stages tout
en gagnant sa vie convenablement.
La grande question que je me pose actuellement, est ou allons-nous avec ces diplômes et à quelle sauce seront nous mangé? Car auprès du RME et de l’ASCA ce n’est pas un problème, le problème va d’abord venir des assureurs qui ne vont plus que remboursé les thérapeutes ayant le diplôme fédéral (comme Helsana l’a déjà fait depuis bien des années avec la discipline « massage » où il ne rembourse plus que les « masseurs médicaux ») et ensuite nous verrons nous un jour avoir l’obligation par les cantons d’être en possession de ces fameux diplôme pour pratiquer?
Pour ma part je mets aussi les pieds au mur pour l’instant et ne porte pas d’intérêt à ce diplôme, en espérant qu’un maximum de thérapeutes fasse de même et que nous obtenions gain de cause.
Merci à vous de porter ce sujet au devant de la scène et meilleures salutations.

C.B.

Bonjour,

Suite à votre message sur la méfiance des thérapeutes de ce diplôme fédéral, je me permets de vous donner mon avis.

Il y a actuellement une très grande méfiance vis-à-vis de la classe politique, des différentes institutions et des grands acteurs économiques de la santé.

La raison? Vous allez penser que cela n'a aucun lien avec ce que je vais vous expliquer mais pourtant cela est le cas. Les nombreux cas de scandales dans tout les domaines de l'économie et des finances, de corruptions, d'enjeux partisanes, d'exploitations de nos ressources et surtout de cette course irrationnelle des industriels pour le profit au détriment des humains et de la planète amènent tout ce climat délétère de notre société et de ces représentants politiques, religieuses et industriels. Il y a clairement une perte de confiance en nos institutions et les acteurs de la santé en font pleinement partie car les citoyens "éclairés" ne sont plus dupe et voient parfaitement que la Santé pour les assurances, les pharma, etc...est une affaire d'argent et de profit. On constate encore aujourd'hui cette volonté avortée, fort heureusement, de l'UDC et du Conseil fédéral d'assouplir les lois qui régissent les contrats des assurances complémentaires au détriment des assurés.

Cela fait des années que je cotise auprès de l'ASCA, la RME et j'ai le sentiment que cet argent sert avant tout à engraisser un système de consommation où payer devient une sorte de légitimation d'existence. Je paie donc j'existe. Autant l'ASCA que la RME n'ont aucune légitimité de protection des thérapeutes car c'est le rôle des associations professionnelles et non de fondations...qui sont d'ailleurs gérées par des juristes et avocats! Cherchez l'erreur.

Le coût de ce diplôme fédéral est très élevé et engendre ce système à 2 vitesses...ceux qui ont les moyens pourront faire la démarche et ceux qui n'en ont pas ne pourront pas faire cette démarche pour les raisons qui leurs sont personnelles ( famille, enfants, manque de clientèle du cabinet, etc...).

J'ai le sentiment que le secteur de la santé est départagé entre 2 mondes et dogmes..ceux qui soignent et accompagnent les patients dans une prise de conscience de leur "maladie" et de leurs états "intérieur" et ceux qui font du business sur le dos des "malades" et "souffrant". Il suffit de regarder les bénéfices engrangés par les grands groupes d'assureurs tant dans la Lamal que dans le privé.

La jeunesse d'aujourd'hui est parfaitement consciente des vrais enjeux de la société et toutes les nombreuses révélations et affaires de corruptions, de mensonges et de duperies vont continuer à se produire. Cette perte de confiance se traduit à nouveau dans nos institutions, des gouvernants et représentants en tout genre. Un "vieux" monde est en train de tomber et l'opportunité de ce nouveau paradigme est la transparence et l'unité et la solidarité.

Les thérapeutes disent non au diplôme fédéral mais oui à la santé pour tous et dans l'intérêt des patients et uniquement des patients.

Une belle opportunité...

D.C.

Bonjour,
Les écoles en Suisse romande se multiplient et vous attirent dans leur monde nous faisant  croire que nous deviendrons tous des bons thérapeutes, en moins de 200h .
C'est une vrai machine à sous ces écoles !! Vous commencez une formation et vous apprenez qu'il vous faut encore une et encore une etc...
Après mon expérience personnelle, j'ai décidé de vouloir travailler à temps partiel, aider aussi certaines personnes en leur offrant du Bien Être ou même les  soigner.
Après le Réflexologie, j'obtiens lediplôme de l'Asca - on dit : "il vous le faut sinon vos clients sont pas remboursé -  Mais une fois le diplôme de l'Asca, vous apprenez que pas toutes les assurances vous reconnaissent !
Depuis, j'ai dépensé plus 10 000,- CHF !!   et aucune école, vous conseille à la sortie, ou vous propose des adresses pour travailler avec des professionnels pendant quelques temps. Faire des stages quoi !
Pour finir, je me suis inscrite à la "seule école reconnue Fédérale de la Suisse romande,  EPFM PARCE QUE on m'a dit lors de la réunion-information que  oui il y aura de l'aide pour  des stages, et surtout parce qu' elle m'a fait déjà un peu peur, disant que bientôt plus aucune assurances remboursera les patients si il n'est pas doté d'un brevet fédéral.
J'ai payé 3000,- après 8 jours de formations et - j'ai appris 4 mois après l'examen,( parce que c'est moi qui ai téléphoné) que je n'avais pas réussi l'écrit. (alors que je devais aller au rattrapage pour l'oral)
il n'y pas de suivi avec les élèves- Bref ! on s'en fiche royalement de vous tant que vous avez payé .
Je ne trouve pas de stage - Personne veut vous prendre même sans salaire !!
cela fait 2 ans que je bataille pour travailler en indépendante à 40 ou 50 % - et je ne veux plus abandonner car j'aime cela, et j'ai beaucoup trop dépensé pour arrêter -
Alors dîtes moi s'il vous plaît, où ira ma plainte ?  est-ce que "je" ou "on" sera entendu ?
Ne va t-on pas arrêter ces écoles qui vous promettent un avenir sans vous aider à partir de bon pied ?
J'espère que mon témoignage apportera quelque chose. ce que je raconte n'est pas seulement  mon histoire mais celle d'autres que j'ai rencontré qui sont dans la même situation que moi.
Bien à vous
S.C.
Bonjour
j’étais obligéee de faire l’examen fédéral pour obtenir une autorisation de travail comme ostéopathe. La préparation était exigeante et des cours passerelles chèrs m’étaient octroyés
Donc j’ai fait tout ça avec un peu de colère, des fois de l’insomnie et ça a couté de l’argent.
Avec le recul,, c’est une très bonne chose, parce que:
  • nous savons faire un bilan complet avec anamnèse, tests cliniques et planification d’un traitement
  • nous reconnaissons les drapeaux rouges
  • la sécurité pour les patients est elevée
  • les discussions avec les médecins sont plus fondées/j’ai des arguments claires quand je renvoye un client chez le médecin
  • donc le patient remarque cette professionalité
  • le médecin m’envoye des patients pour savoir mon avis
  • j’ai gagné en professionalité/je suis plus sure de moi/le travail est plus satisfaisant/j’en suis fière
  • c’est plus économique pour les caisses
  • un diplôme nous laisse la liberté d’evoluer d’après nos interêts
Pour moi, l’effoort a grandement valu la peine et la douleur est oubliée.
Pour le prix de séance que nous osons demander et qui est souvent remboursé par les caisses, il ne faut plus chouchouter les patients de manière non- professionel. Sinon je comprends que certaines méthodes ne seront plus remboursées comme “thérapie”, mais considéres comme ésotherisme ou wellness.
Courage, ça nous fait évoluer et nous faire respecter
RS
Bonjour,
Je suis indépendante depuis 10 ans.
J'ai ouvert mon cabinet de médecine chinoise et je pratique l'acupuncture ,les massages TuiNa et le Qi Gong.
J'ai ouvert une école de Qi Gong à Sierre en 2018..
Je me suis inscrite pour l'examen fédéral et ai écrit une étude de cas.
Je suis agréé ASCA et RME, je suis très satisfaite de mon travail.
Je réponds à tous les critères pour passer l'examen fédéral..
J'ai fais recours auprès du tribunal fédéral car ils m'ont refusé le droit de passer l'examen car je n'ai pas de secondaire 2..
Je dois attendre des mois pour avoir une réponse..
Voilà ce mail pour partager mon expérience concernant le diplôme fédéral..
Bonne continuation, avec mes meilleures pensées..
YLM
Bonjour,
J'ai moi-même étė confrontée à la difficulté de validation des acquis pour l'obtention du diplôme fédéral en naturopathie européene. En effet, je suis infirmière de formation initiale, j'ai ensuite fait des formations complètes et diplomantes dans l'ordre chronologique:  en réflexologie, sophrologie, electro-puncture, fleurs de Bach, hypnose ericksonienne, aromathérapie, homéopathie uniciste et nutrition.
J'ai étudié de manière individuelle les principes naturopathiques selon Masson et divers autres auteurs.
Malheureusement, je n'ai pas un titre d'une école de naturopathie et je n'étais  pas membre de l'ASCA depuis 10 ans (bien que pratiquant dans le domaine depuis plus de 20 ans), ni membre de l'APTN, mais de l'ISMAC (Infirmières spécialisées em médecines alternatives et complémentaires).
Mon dossier d'inscription pour passer l'examen de validation n'a même pas été retenu !!!
Je ne m'étais jamais inscrite au RME, outrée dès le départ par les conditions d'admissions vraiment floues (plusieurs milliers en quelques mois) et par les exigences de formation dans chaque domaine de pratique ( après 20 ans de pratique de réflexologie, dont 10 ans d'enseignement, je ne trouve pas un cours intéressant dans le domaine, et j'ai la sensation de perdre à chaque fois mon temps et mon argent !), ainsi que par les tarifs que j'assimile à du racket !
Tout cela ne m'empêche pas de pratiquer avec sérieux et succès auprès d'une patientèle exigente, tout en continuant à me former régulièrement dans mes domaines d'intérêt.
J'espère que ce témoignage pourra faire avancer la réflexion sur le sujet.
Je me réjouis d'en lire plusndans votre journal.
Cordialement
FO

Bonjour,

Je rebondis sur votre article concernant les examens fédéraux !

Je ne suis pas tellement d'accord avec ce que vous avez écrit, les procédures sont claires et L'Ortra TC répond volontiers aux questions pour des clarifications !

Il était temps de mettre un peu d'ordre dans les thérapies naturelles quand on voit ce qui se passe aujourd'hui.

Me suis moi même présentée aux examens fédéraux en 2017 et j'ai obtenu mon Diplôme Fédéral de thérapeute Complémentaire. Comme je pratiquais la réflexothérapie depuis 17 ans, c'était pour moi une suite logique et je n'ai pas trouvé cela compliqué, n'étant pas du tout une personne intellectuelle.

Je pense que le problème est le manque d'implication des thérapeutes.

Votre magazine existe-t-il en format papier? si oui, je souhaite m'y abonner.

Meilleures salutations.

IM

Bonjour,

Thérapeute et enseignante, je me permets de vous envoyer mon opinion concernant le diplôme fédéral.

Je pense qu’il est nécessaire d’uniformiser les formations car elles sont trop disparates et comprennent trop de « niveaux » différents. Nous devons garantir un certain niveau de qualité à notre patientèle. Toutefois, à mon avis, les exigences académiques et financières du diplôme fédéral en font un processus élitiste qui va écarter de la profession des personnes très compétentes (exerçant parfois depuis de très nombreuses années) n’ayant pas les moyens financiers ou les prérequis pour y accéder.

Personnellement, étant âgée de 60 ans, j’ai décidé de ne pas investir dans une reconnaissance d’acquis et d’expériences, coûteuse en temps et en argent. Je continue à exercer, déconventionnée des assurances-maladies, avec une patientèle réduite et à un tarif réduit, ce qui rend mes soins accessibles à tous.

Meilleures salutations.

MJ

C'est qui va arriver c'est que beaucoup de thérapeutes agréés aujourd'hui vont revoir les prix de leurs prestations à la baisse.

Ironiquement, les thérapeutes formés récemment ont eu accès à une formation qu'est actualisée et alimentée par les recherches récentes. Ces mêmes thérapeutes doivent encore faire quoi pour avoir le droit au même traitement que les thérapeutes avec plus d'ancienneté ?
C'est dommage pour toutes les personnes qui renoncent à faire ce qui est leur vocation,  car les exigences du diplôme fédéral ne sont pas à la portée de tout le monde.
On verra comment tout cela va évoluer.
Meilleures salutations.
RB
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